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Définitions

Certaines sources proviennent du travail de Jean-Pierre Oliva (édition terre vivante) et de Jean-claude Mengoni.

 

Capacité thermique

Capacité d’un matériau à emmagasiner la chaleur par rapport à son volume. Elle est définie par la quantité de chaleur nécessaire pour élever de 1°C la température de 1m3 du matériau. Elle dépend de trois paramètres qui sont la conductivité thermique, la chaleur spécifique et la densité ou masse volumique du matériau.
Unité : kJ/m3.°C

 

Chaleur spécifique

C’est la capacité du matériau à emmagasiner la chaleur par rapport à son de chaleur à apporter à 1kg du matériau pour élever sa température de 1°C.
Unité : J/kg.°C

 

Diffusivité thermique

C’est l’aptitude d’un matériau à transmettre rapidement une variation de température. Elle croit avec la conductivité et décroît avec la capacité thermique. Plus la diffusivité est faible, plus le front de chaleur mettra du temps à traverser l’épaisseur du matériau.
Unité : m²/h

 

Perméance

La perméance est égale à la quantité de vapeur d'eau qui traverse un mètre carré en une heure avec un gradient de pression de 1 mm de Hg. C’est le rapport du coefficient de perméabilité sur l’épaisseur du matériau : P = p/e
L’ACERMI détermine 5 catégories de perméance par ordre croissant :
- E1 : P > 2.25
- E2 : 0,045 > P > 2,25
- E3 : 0,113 > P > 0,045
- E4 : 0,113 > P > 0,0075
- E5 : 0,0075 > P
Ce classement indique si l’isolant nécessite un frein vapeur selon l’endroit où il est placé. La perméance doit être croissante en allant de l’intérieur à l’extérieur du mur.
Unité : g /m².h.mm/Hg

 

Coefficient de résistance à la vapeur d’ eau

Dans le cas des fiches isolants, la règle dite « 5/1 », appelée « stratégie écologique », est appliquée. Si le coefficient de résistance à la vapeur d’eau «µ » de la paroi extérieure est cinq fois plus élevé que celui de la paroi intérieur, aucune barrière de vapeur est nécessaire si la paroi intérieure est parfaitement jointoyée. Il est cependant préférable d’opter pour un frein vapeur dont le µ est calculé en fonction des différents composants.
Unité : µ

 

Frein vapeur ou pare vapeur ?

Stratégie écologique ou stratégie conventionnelle ? Voilà les deux différences fondamentales entre ces deux barrières contre la vapeur d’eau dans le bâti. Le pare-vapeur s’apparente le plus souvent à un film polyane, ce qui est totalement étanche à la vapeur d’eau. Mais cette étanchéité n’est que théorique : l’air étant un fluide, la suppression le fait confluer vers tous les défauts et toutes les discontinuités du pare-vapeur. Il en résulte une concentration de la vapeur d’eau et de la condensation dans certaines parties de la paroi : ponts thermiques, raccords entre les parois, ossatures primaires ou secondaires, passages des canalisations électriques, nonétanchéité entre les lés de pare-vapeur, etc.
Pour éviter ces désordres présents dans la majorité des bâtiments bien isolés faute d’une mise en oeuvre correct, il est préférable d’opter pour un frein-vapeur. Le frein-vapeur n’est pas totalement étanche à la vapeur d’eau et possède coefficient de résistance à la vapeur d’eau calculé en fonction des différents composants de la paroi. Dans ce cas là il convient impérativement de choisir un isolant ou un système constructif moins sensible à la présence de vapeur d’eau.
Une des familles de matériaux les plus sensibles à une mise en oeuvre irréprochable est celle des laines minérales (baisse de la résistance thermique, etc.)

 

Isolation d'hiver

C’est la conductivité, notée lambda (λ), de l’isolant qui va être déterminante. Plus la conductivité est faible, plus l’isolant est performant. C’est en jouant sur l’épaisseur que l’on déterminera la résistance thermique (R) de la paroi.

 

Isolation d'été

Le choix d’un bon isolant contre le chaud et primordial dans les régions où les températures dépasses régulièrement les 30°C en été. Il est donc très important de choisir un matériau capable de créer un grand déphasage et ainsi donc, de limiter les surchauffes dans l’habitat. Le déphasage est le temps que va mettre la « chaleur » pour pénétrer à l’intérieur de l’habitat via les parois. Pour cela il faut choisir un isolant avec une forte capacité thermique. Dans les régions chaudes un complexe mur ou toiture ayant un déphasage d’environ 12h, suffit à tempérer l’intérieur du logement sans avoir recours à la climatisation. Avec un tel déphasage la chaleur n’arrive qu’en fin de journée dans l’habitat ce qui permet de refroidir plus rapidement les pièces pendant la nuit avec les fenêtres ouvertes.