Capacité thermique
Capacité d’un matériau
à emmagasiner la chaleur par rapport à son
volume. Elle est définie par la quantité
de chaleur nécessaire pour élever de 1°C
la température de 1m3 du matériau. Elle
dépend de trois paramètres qui sont la conductivité
thermique, la chaleur spécifique et la densité
ou masse volumique du matériau.
Unité : kJ/m3.°C
Chaleur
spécifique
C’est la capacité du
matériau à emmagasiner la chaleur par rapport
à son de chaleur à apporter à 1kg
du matériau pour élever sa température
de 1°C.
Unité : J/kg.°C
Diffusivité
thermique
C’est l’aptitude d’un
matériau à transmettre rapidement une variation
de température. Elle croit avec la conductivité
et décroît avec la capacité thermique.
Plus la diffusivité est faible, plus le front de
chaleur mettra du temps à traverser l’épaisseur
du matériau.
Unité : m²/h
Perméance
La perméance est égale
à la quantité de vapeur d'eau qui traverse
un mètre carré en une heure avec un gradient
de pression de 1 mm de Hg. C’est le rapport du coefficient
de perméabilité sur l’épaisseur
du matériau : P = p/e
L’ACERMI détermine 5 catégories de
perméance par ordre croissant :
- E1 : P > 2.25
- E2 : 0,045 > P > 2,25
- E3 : 0,113 > P > 0,045
- E4 : 0,113 > P > 0,0075
- E5 : 0,0075 > P
Ce classement indique si l’isolant nécessite
un frein vapeur selon l’endroit où il est
placé. La perméance doit être croissante
en allant de l’intérieur à l’extérieur
du mur.
Unité : g /m².h.mm/Hg
Coefficient
de résistance à la vapeur d’ eau
Dans le cas des fiches isolants,
la règle dite « 5/1 », appelée
« stratégie écologique », est
appliquée. Si le coefficient de résistance
à la vapeur d’eau «µ »
de la paroi extérieure est cinq fois plus élevé
que celui de la paroi intérieur, aucune barrière
de vapeur est nécessaire si la paroi intérieure
est parfaitement jointoyée. Il est cependant préférable
d’opter pour un frein vapeur dont le µ est
calculé en fonction des différents composants.
Unité : µ
Frein
vapeur ou pare vapeur ?
Stratégie écologique
ou stratégie conventionnelle ? Voilà les
deux différences fondamentales entre ces deux barrières
contre la vapeur d’eau dans le bâti. Le pare-vapeur
s’apparente le plus souvent à un film polyane,
ce qui est totalement étanche à la vapeur
d’eau. Mais cette étanchéité
n’est que théorique : l’air étant
un fluide, la suppression le fait confluer vers tous les
défauts et toutes les discontinuités du
pare-vapeur. Il en résulte une concentration de
la vapeur d’eau et de la condensation dans certaines
parties de la paroi : ponts thermiques, raccords entre
les parois, ossatures primaires ou secondaires, passages
des canalisations électriques, nonétanchéité
entre les lés de pare-vapeur, etc.
Pour éviter ces désordres présents
dans la majorité des bâtiments bien isolés
faute d’une mise en oeuvre correct, il est préférable
d’opter pour un frein-vapeur. Le frein-vapeur n’est
pas totalement étanche à la vapeur d’eau
et possède coefficient de résistance à
la vapeur d’eau calculé en fonction des différents
composants de la paroi. Dans ce cas là il convient
impérativement de choisir un isolant ou un système
constructif moins sensible à la présence
de vapeur d’eau.
Une des familles de matériaux les plus sensibles
à une mise en oeuvre irréprochable est celle
des laines minérales (baisse de la résistance
thermique, etc.)
Isolation
d'hiver
C’est la conductivité,
notée lambda (λ), de l’isolant qui
va être déterminante. Plus la conductivité
est faible, plus l’isolant est performant. C’est
en jouant sur l’épaisseur que l’on
déterminera la résistance thermique (R)
de la paroi.
Isolation
d'été
Le choix d’un bon isolant
contre le chaud et primordial dans les régions
où les températures dépasses régulièrement
les 30°C en été. Il est donc très
important de choisir un matériau capable de créer
un grand déphasage et ainsi donc, de limiter les
surchauffes dans l’habitat. Le déphasage
est le temps que va mettre la « chaleur »
pour pénétrer à l’intérieur
de l’habitat via les parois. Pour cela il faut choisir
un isolant avec une forte capacité thermique. Dans
les régions chaudes un complexe mur ou toiture
ayant un déphasage d’environ 12h, suffit
à tempérer l’intérieur du logement
sans avoir recours à la climatisation. Avec un
tel déphasage la chaleur n’arrive qu’en
fin de journée dans l’habitat ce qui permet
de refroidir plus rapidement les pièces pendant
la nuit avec les fenêtres ouvertes.
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